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Il est très difficile de dire ce qu’est l’ennui.
Qu’est-ce que quelque chose qui nous ennuie ? Est-ce une chose qui a délivré toute la dose de divertissement qu’elle contenait ? ou bien est-ce la preuve formelle que le pluriel, en français, permet syntaxiquement de séparer l’enfance de la vie d’adulte ? l’insouciance des préoccupations ? l’ennui des ennuis ?
Il m’est difficile de dire ce qu’est l’ennui.
Parfois, je l’apprécie, car il l’indice que ma vie m’est rendue pour une courte période et que le temps que je m’ennuie n’appartient vraiment qu’à moi. Parfois, je le renie, car il m’indique simplement que les ennuis ne savent pas s’étaler dans le temps et qu’ils forment, sur la frise chronologique de mon existence, des pâtés épais et non pas d’élégantes et fines lignes droites.
J’aurais aimé pouvoir définir l’ennui. En soldate des temps modernes, j’aurais pu ainsi l’abattre, en faire un monstre vaincu, j’aurais pu tuer l’ennui, et vous y inviter aussi. Malheureusement, à cette longue lecture, l’ennui vous envahit, et j’ai manqué mon but.
Tout ceci m’ennuie beaucoup.
L'ennui que je ne connais pas
Lorsque tu es là
Lorsque tes doigts effleurent ma peau
Tes lèvres effleurent mes mots
Tes pensées effleurent ma réalité
Je ne le connais plus
Il s'est enfui le jour où je suis resté
Et ne suis jamais repartie
Pour encore connaître
L'incertitude de nos jours
Et de ta paume
Contre ma joue
Jour et nuit
Il fallait que je replonge pour voir